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Droit successoral · 2026-10-01 · 6 minutes

L’attribution légale en langage clair

L’article 4:13 du code civil néerlandais (Burgerlijk Wetboek, BW) régit l’attribution légale (wettelijke verdeling). Cette règle s’applique lorsque le défunt laisse un conjoint ou un partenaire enregistré, et un ou plusieurs enfants. Un testament peut écarter cette règle. Si le testament n’en dit rien, la loi demeure. Dans le dossier, ce contrôle vient d’abord : y a-t-il un partenaire, y a-t-il des enfants, et le testament écarte-t-il l’attribution. Sans ces trois faits, une maison n’est qu’un poste de l’actif successoral. Le logiciel ne choisit pas l’attribution.

Le survivant, c’est-à-dire le conjoint ou le partenaire enregistré qui survit, reçoit les biens. La maison, les comptes, le mobilier et la voiture vont à ce partenaire. Les enfants ne deviennent pas pour autant copropriétaires de la maison. Dans l’inventaire de l’actif successoral, chaque poste demeure, avec la valeur au jour du décès et la source de ce chiffre. À côté, l’attribution indique que les biens ont été attribués au survivant. C’est une règle d’attribution, pas une vente et pas un transfert de propriété. Un relevé bancaire ou une pièce WOZ figure comme source du poste, et non comme preuve que le programme a transcrit la propriété.

Les enfants reçoivent une créance pécuniaire contre le survivant. Cette créance n’est en principe exigible qu’au décès du survivant, et non déjà au jour du décès du premier parent. Dans le dossier, c’est un poste distinct par enfant. Y figurent le nom de l’enfant et le nom du débiteur. Ce n’est pas une fraction de la maison. Ce n’est pas une somme virée maintenant. Tant que personne n’a fixé le montant, le champ reste vide. Une créance ouverte, avec une question sur la source, vaut mieux qu’un chiffre rond.

L’article 4:13, alinéa 4, BW mentionne bien des intérêts. La créance pécuniaire est majorée de l’intérêt légal, mais seulement dans la mesure où celui-ci est supérieur à six pour cent par an, en intérêt simple sur le capital, à compter du jour de l’ouverture de la succession. Le défunt peut en disposer autrement, et le survivant et l’enfant ensemble également. Dans le dossier, ce pourcentage ne vient pas d’une supposition. Il suit l’intérêt légal de l’année concernée, ou la dérogation qui figure dans l’acte ou dans un accord ultérieur. Ervazo ne saisit pas de pourcentage d’intérêt qui lui soit propre et n’invente pas de motif supplémentaire d’exigibilité.

Dans le dossier, l’attribution légale reste un fait consigné, pas un transfert achevé. On y voit qui est le survivant, quels enfants ont une créance, et si le testament écarte la loi. Ervazo ne rédige pas l’acte, ne dépose pas la déclaration et n’effectue pas le paiement. Le programme ordonne les postes et ne calcule pas à titre de conseil. Ceci n’est pas un conseil juridique ou fiscal. Le notaire, le juge ou l’administration fiscale néerlandaise (Belastingdienst) décide de l’affaire concrète. Jusqu’à cette décision, une question ouverte reste ouverte.